mercredi 4 février 2026

"L'Amulette" de Michael McDowell

 
Synopsis : 
Alabama, 1960. Alors que Dean Howell fait ses classes avant d’être envoyé au Vietnam, un accident sur le champ de tir le laisse dans un état végétatif.
Sa femme Sarah voit sa vie déjà morne devenir une agonie sans fin : après d’harassantes journées à l’usine, elle doit laver et nourrir son mari léthargique, tout en supportant son odieuse belle-mère, Jo, qui accuse la ville entière du sort de son fils. Lorsqu’elle offre une étrange amulette à l’homme qu’elle tient pour responsable, se met en branle une implacable danse macabre.
Et tandis que les meurtres inexplicables et les morts accidentelles s’enchaînent à un rythme diabolique, Sarah doit faire face à l’impossible réalité : cette amulette joue peut-être un rôle central dans cette hécatombe et elle doit à tout prix mettre la main dessus.
 
Mon avis :
Je suis une grande fan de la plume et l'univers de Michael McDowell depuis ma découverte de sa saga « Blackwater ». Dès qu'un de ses livres est réédité par Monsieur Toussaint Louverture, il rejoint ma wishlist puis ma PAL. J'ai eu celui-ci pour Noël et je savais qu'il serait ma première lecture de l'année. Sans grande surprise, j'ai beaucoup aimé !

Après un malheureux accident, Dean Howell n'est plus que l'ombre de lui-même et est dans un état végétatif. Sa femme Sarah voit alors sa vie devenir un enfer entre son mari et son odieuse belle-mère qui en veut à tout le monde pour l'accident de son fils. Lorsque celle-ci offre un mystérieux médaillon à l'homme qu'elle juge responsable de l'accident de Dean, les évènements s'enchaînent en semant la mort sur leurs passages. Sarah est persuadée que l'amulette est la cause de tous ses drames, elle va tout faire pour remettre la main dessus et détruire son macabre pouvoir...

Contrairement aux autres livres de l'auteur, j'ai trouvé que celui-ci était un peu plus long à se mettre en place. Malgré cela, j'ai été assez vite embarquée par l'histoire. La plume de l'auteur est toujours aussi agréable à lire et addictive à souhait. C'est bien écrit, fluide, prenant et plein de rebondissements. On ne s'ennuie pas un instant et les pages se tournent toutes seules, tellement on a envie de connaître le fin mot de l'histoire.

Quel plaisir de retrouver la plume et l'univers de Michael McDowell ! Je suis toujours impressionnée par ses histoires qui sont très cinématographiques. Les drames s'enchaînent et sont tous plus violents les uns que les autres. C'est tellement bien raconté que l'on a l'impression d'y être, et même si ça nous dégoûte, on a envie de savoir quel sera le prochain drame. L'idée de l'amulette tueuse est vraiment géniale et l'enchaînement des événements est logique mais redoutable. Je tiens une nouvelle fois à souligner le travail fait sur la couverture, qui est magnifique et qui illustre parfaitement les événements clés de l'histoire.

Je suis toujours aussi fan de la galerie de personnages que nous offre l'auteur. J'ai beaucoup aimé Sarah et Becca, leur courage force le respect. Si j'avais été à leur place, j'aurais quitté la ville pour me planquer loin de cette amulette maudite. Jo et Dean (malgré le fait qu'il ne fasse rien) sont absolument détestables. Pendant toute notre lecture, on espère qu'ils auront la monnaie de leur pièce.

Je ne sais pas trop quoi penser de la fin, je ne suis pas sûre de l'avoir comprise, malgré le fait que je l'ai lu deux fois. J'ai aimé l'enchaînement des derniers drames, même si l'auteur n'a vraiment épargné personne. Par contre, j'ai un sentiment d'inachevé, comme s'il manquait quelque chose...

Michael McDowell fait vraiment partie de mes valeurs sûres. J'ai beaucoup aimé ce nouveau roman, même si je suis un peu déçue de la fin. Cette petite contrariété ne m'empêchera pas de me jeter sur le prochain roman de l'auteur qui sera réédité chez Monsieur Toussaint Louverture. Il me tarde de continuer à découvrir ses histoires !

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