jeudi 17 janvier 2019

"La tête sous l'eau" de Olivier Adam

Synopsis :
Quand mon père est ressorti du commissariat, il avait l’air perdu. Il m’a pris dans ses bras et s’est mis à pleurer. Un court instant j’ai pensé : ça y est, on y est. Léa est morte. Puis il s’est écarté et j’ai vu un putain de sourire se former sur son visage. Les mots avaient du mal à sortir. Il a fini par balbutier : « On l’a retrouvée. Merde alors. On l’a retrouvée. C’en est fini de ce cauchemar. » Il se trompait. Ma sœur serait bientôt de retour parmi nous mais on n’en avait pas terminé.

Mon avis :
Depuis sa sortie, ce titre m'intriguait mais je n'étais pas sûre de vouloir le tenter. Il y a quelques années, j'avais lu de l'auteur Je vais bien ne t'en fais pas après avoir vu le film du même nom et j'avais été un peu déçue de ma lecture. Je me tâtais franchement avec celui-ci mais les avis positifs fleurissaient sur la blogosphère après sa sortie ont fini par me convaincre. Lu en quelques heures, j'ai passé un bon moment lecture !

Lorsque Léa disparait, sa famille s'écroule. Chacun tente de se reconstruire dans son absence. Au fil des mois qui passent, un fragile équilibre se met en place, tant bien que mal. Mais lorsque Léa réapparait, tout vole à nouveau en éclats...

Dès les premières pages, j'ai été embarquée par l'histoire. La plume de l'auteur est toujours aussi agréable à lire. C'est bien écrit, fluide, tout en simplicité. Les pages se tournent toutes seules, tellement on a envie de comprendre ce qui a pu se passer...

J'ai beaucoup aimé cette histoire, même si elle est assez dure, son thème n'est vraiment pas facile. J'ai apprécié la façon dont Olivier Adam l'a abordé. Il y parle du drame de la disparition d'un être cher et des conséquences que cela a sur la famille mais aussi de l'éventuel retour qui n'est pas forcément plus simple, même si on l'espère. Il y a la joie de retrouver sa chair et son sang et le désespoir de la voir dans cet état, sans pouvoir rien faire pour l'aider, sauf être là. La question n'est pas directement posée mais elle reste en filigrane sous le texte : et si, le mieux n'aurait pas été que la disparue ne revienne jamais ? Par certains aspects, on peut légitimement comprendre cette question, mais pour ma part, je pense que le soulagement de la retrouver est plus fort que toutes les difficultés que son retour va engendrer. Encore une fois, tant que l'on est pas dans la situation, on ne peut pas répondre objectivement à la question (et j'espère ne jamais pouvoir y répondre), ce ne sont que des suppositions.
Ce n'est que le deuxième livre que je lis de l'auteur et du coup, je ne peux pas en faire une généralité mais la disparition est un thème qu'Olivier Adam a l'air d'aborder régulièrement dans ses romans.

Les personnages m'ont énormément plu, en particulier Léa et son frère. Léa m'a touché par son vécu, on tremble pour elle et avec elle quand elle raconte son calvaire. Mais j'ai été encore plus touchée par son frère qui nous raconte cette histoire. Le vrai plus de cette histoire, c'est qu'elle ne parle pas que de la disparition de Léa, elle se concentre surtout sur l'impact qu'elle a sur la famille. Son frère m'a fait de la peine, il est complètement perdu et on ne peut rien faire pour l'aider. Nous sommes aussi impuissants vis-à-vis de lui que lui pour sa sœur.

Je ne m'attendais franchement pas à cette fin mais je la trouve parfaite. Elle est aussi dure que le reste du roman mais la boucle est bouclée et ce dénouement apporte une touche d'espoir qui fait du bien !

Bien que l'histoire soit difficile, Olivier Adam l'aborde sous un angle différent et j'ai beaucoup aimé ! Je ne sais pas si je lirai d'autres livres de l'auteur mais ce roman m'a clairement réconcilié avec lui ! ;)

Je tiens, encore une fois, à remercier les Editions Robert Laffont pour m'avoir permis de découvrir ce livre !
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