mercredi 14 février 2018

"L'ombre du Golem" de Eliette Abécassis et Benjamin Lacombe

Synopsis :
A Prague, en 1552, les Juifs sont persécutés. Un rabbin crée un être de glaise chargé de protéger sa communauté. Alors, le pouvoir en place, inquiet, enlève Zelmira afin de l'utiliser comme monnaie d'échange contre le Golem, cet être fantastique.

Mon avis :
Lorsque j'apprends que Benjamin Lacombe illustre une nouvelle histoire, je sais que celle-ci finira à coup sûr dans ma bibliothèque. Celle-ci ne fait pas exception à la règle, elle me tentait énormément, bien que ce ne soit pas un "classique". Mes parents savent à quel point je suis fan des illustrations de Benjamin Lacombe et me l'ont donc offert pour Noël. J'étais tellement curieuse de le découvrir que je l'ai lu le jour même sans lui laisser le temps de passer par la case PAL. Lu d'une seule traite, j'ai adoré !

Nous sommes à Prague en 1552 et les Juifs sont de plus en plus persécutés. Le grand Rabbin de la ville, Maharal, décide de créer un Golam, créature façonnée dans la glaise afin de protéger son peuple opprimé. Une petite fille nommée Zelmira est fascinée par cet être fantastique et passe ses journées en sa compagnie. L'empereur Rodolphe, sous l'emprise du moine Thadée décide de capturer la jeune fille pour pouvoir l'échanger contre le Golem...

Dès les premières pages, j'ai été embarqué par l'histoire. La plume d'Eliette Abécassis, que je ne connaissais que de nom, est très agréable à lire et addictive à souhait. C'est bien écrit, fluide, prenant et plein de rebondissements. On ne s'ennuie pas un seul instant et les pages se tournent toutes seules tellement on a envie de connaitre le fin mot de l'histoire. On est tellement pris par le récit qu'on arrive à la fin sans même s'en être rendu compte.

L'histoire m'a énormément plu. Je connaissais déjà le mythe du Golem, cet être fantastique façonné de glaise, grâce au livre La femme d'argile et l'homme de feu que j'avais d'ailleurs beaucoup aimé. Ce "conte" nous raconte la véritable légende du Golem, créé pour protéger le peuple juif de Prague. Ce que j'ai particulièrement aimé, c'est que cette histoire repose sur des évènements réels, comme les éléments chronologiques disponibles à la fin du livre nous le montrent.

Je suis toujours aussi fan des illustrations de Benjamin Lacombe. Elles sont moins sombres que d'habitude mais eles collent parfaitement à l'histoire. Ces illustrations sont un vrai plus pour cette histoire, elle n'en est que plus forte. Ce livre est vraiment un magnifique objet !

J'ai beaucoup aimé les personnages, en particulier la petite Zelmira. Cette petite fille m'a bluffé par son empathie et son courage. A seulement 1à ans, Zelmira est déjà un sacré bout de femme ! J'ai eu du mal à cerner le Maharal, je ne savais pas vraiment quoi penser de lui. J'ai mis un certain temps avant de comprendre dans quel camp il était, ses intentions ne me semblaient pas claires. Par contre, j'ai adoré sa femme. Tout transpire chez elle la douceur et la gentillesse et d'ailleurs, j'adore le portrait que Benjamin Lacombe a dressé d'elle.

Je suis complètement fan de la fin, elle est juste parfaite. J'ai adoré le message que véhicule l'épilogue, il est on ne peut plus vrai. Je ne veux pas vous en dire plus, je ne voudrais pas vous en gâcher l'effet de surprise...

Je n'ai jamais été déçu par un livre illustré par Benjamin Lacombe et celui-ci ne sera pas le premier. J'ai adoré ce conte, ainsi que la plume d'Eliette Abécassis, je suis curieuse de pouvoir découvrir ses autres écrits. En ce qui concerne le travail de Benjamin Lacombe, je suis toujours aussi fan. Ma bibliothèque n'est pas prête de se passer de ses ouvrages, c'est une certitude !
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2 commentaires:

  1. Jolie couverture... Très invitante avec une côté qui donne des frissons !

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    Réponses
    1. Benjamin Lacombe a vraiment un univers que j'adore. Tu aimerais, je n'en doute pas ;)

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